25 Nov

Comment lutter contre la tristesse

Comment lutter contre la tristesse ?

Larmes et tristesseLutter contre la tristesse : combien d’entre nous ont essayé ou essayent encore ? Ne serait-il pas préférable d’apprendre à composer avec à notre cadence ? Sans la dramatiser ni la ruminer nuit et jour en boucle. Voici quelques astuces à notre disposition, accessibles pour tout âge.

Diverses raisons plus ou moins intenses à vivre et propres à chacun peuvent déclencher un désespoir, une peine, un désarroi. La tristesse nous signale et nous alerte de notre mal-être. Mais comment mesurer notre tristesse ? Comment rester dans le préventif pour éviter si possible un état nostalgique prolongé menant parfois à la dépression… ?

Faut-il conserver nos émotions et notre tristesse éternellement ? Nous vivrons différentes tristesses plus ou moins déstabilisantes tout au long de notre existence. Attention à l’accumulation trop fréquente par automatisme de nos tristesses. Au point parfois de nous victimiser dans le long terme.

Parler de sa tristesse est une priorité : à sa famille, des amis, son médecin, un thérapeute… Mais se poser la question suivante est également essentiel : pourquoi suis-je triste ? « Je suis triste parce que… Et si j’essayais de me reprendre en main ? Avec du recul et à mon rythme, je peux faire le premier pas et avancer vers un mieux-être. »

 

Trouver des astuces de réconfort

Personne pleureÊtes-vous comme cette jeune fille de la photo, inconsolable dans votre tristesse ? Pourquoi ne pas essayer d’en sortir ? Lutter contre sa tristesse ne signifie en aucun cas refouler, nier, faire de la résistance. Parler de son désespoir est une première étape. La seconde consiste à trouver des astuces de réconfort selon son histoire.

Par exemple :

PouceJe note ma tristesse spontanément (en la dessinant éventuellement), pour déjà prendre conscience de sa vraie valeur. La note (de 1 à 10, 10 étant la plus élevée) correspond à la dimension de ma douleur. Plus tard, je la note à nouveau pour découvrir le stade de mon rétablissement.

PouceJe prends du recul et décharge ma tristesse en pratiquant un art créatif : la peinture, l’écriture, le dessin, le chant, la danse, l’art floral…

PouceJe fais du sport, du yoga, de la méditation, de la sophrologie…

PouceJ’élimine certaines obligations. Et je m’éloigne des gens négatifs et nuisibles, sans pour autant perdre mon temps à les juger ou à leur en vouloir.

PouceJ’ose m’autoriser du temps pour soigner mes « plaies ».

PouceJe pense à récupérer un sommeil de qualité.

PouceJe sors au contact de la nature, des amis, de ma famille…

 

Pleurer sans se lamenter à vie

Tristes, nous sommes enfermés dans notre chagrin, dans nos larmes, dans notre peine, dans notre douleur.

Au lieu de lutter contre notre tristesse, et si nous tentions de l’accepter, de l’apprivoiser et de la comprendre ? Afin de lui donner sa juste valeur pour au final la dépasser sans l’oublier. Qu’en pensez-vous ?

Prenons l’exemple de Pascale, dont la tante âgée est en mauvaise santé et souffrante. Affectée par la situation et pleine d’empathie, Pascale est totalement envahie par la tristesse. Moral à zéro, perte de sommeil, d’appétit, de concentration… Autant d’éléments affectant finalement sa propre santé et sa personne.

À notre rencontre, Pascale est en larmes. Les mouchoirs lui servent de transition entre le chagrin et sa parole bloquée. Aucun mot ne peut sortir de sa bouche. Certes, pleurer soulage ! Mais ne traite pas pour autant la problématique.

Lutter contre la tristesse demande trop d’efforts et nous épuise davantage. L’essentiel est de s’en faire une amie de passage. En prenant conscience de son message réel, je peux retrouver mes esprits. Et je découvre d’autres horizons insoupçonnés en moi pour mieux me vivre.

 

Conscientiser sa tristesse et la dépasser

Lors de notre séance, j’invite Pascale à pratiquer l’exercice de la respiration des étirements. Cet exercice,entre autres, libère le diaphragme et la boule dans l’estomac (plexus solaire). Pascale reprend confiance en elle, retrouve un équilibre et surtout récupère une respiration plus douce. Elle peut alors prendre de la distance avec ses larmes et sa tristesse. Et verbaliser son histoire sans sanglots ni réserve.

Prendre conscience de l’élément suivant est également capital : avoir de la compassion et de l’empathie, dans ce cas précis, est évidemment humain. Mais Pascale doit-elle pour autant s’oublier et devenir Madame la tristesse totalement et éternellement ? Quitte à être hors de la réalité… Et vous, êtes-vous ou avez-vous été Madame la tristesse à part entière ?

Suite à notre séance, Pascale a pu reprendre conscience du temps présent. A nouveau les pieds sur terre et en phase constructive avec sa tristesse, elle veille toujours au confort de sa tante. Mais en étant à présent elle-même mieux en elle. D’où l’intérêt de prendre en main sa tristesse en temps réel. Afin d’éviter de sombrer brutalement et de pouvoir avancer positivement avec sa tristesse. Ouf, ça va mieux !

Catherine Mathieu

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